Saint-Priest et la lutte contre le changement climatique

Dans une tribune du journal Le Monde de ces derniers jours, Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel et organisateur de la COP 21 à Paris, s'inquiète de la faible mobilisation des états dans l'application des mesures visant à lutter contre le changement climatique. Ce qui est valable pour les états l'est aussi pour les villes, et la ville de Saint-Priest ne déroge pas à la règle.

Qu'est-ce qui a été mis en place dernièrement pour engager Saint-Priest dans une véritable diminution de son empreinte énergétique, de ses émissions de gaz à effet de serre? bien peu!! quelques mesurettes dont les conséquences indirectes permettent une faible réduction de ces émissions ne suffisent bien sur pas à répondre au défi des années à venir. C'est une véritable politique énergétique et bas carbone qu'il convient d'engager.

Une ville comme Saint-Priest, cinquième ville de la Métropole en nombre d'habitants, deuxième ville de la Métropole en superficie, ne peut rester à la traine.
Les outils même de connaissance n'existent pas: un bilan des émissions de gaz à effet de serre du territoire ou de la ville? n'existe pas! un plan climat? inconnu pour St Priest, alors que Décines, Bron, Vaulx en Velin, Villeurbanne, Vénissieux, St Fons, Corbas... en ont engagés un!
Oui, Saint-Priest est bien à la traine sur ces questions essentielles! Et pourtant, la prise en compte des enjeux climatiques apportent de réelles opportunnités à une ville: une meilleure anticipation des risques climatiques (canicule, gestion des points chauds, compatibilité des pratiques agricoles avec les changements climatiques, économies d'énergie...), une meilleure efficacité énergétique des bâtiments, des déplacements pour faire face aux enjeux de demain... tout ceci semble bien loin des préoccupations des élus actuels. PERSPECTIVE s'inquiète de l'absence de mobilisation sur ces questions essentielles.

Gilles GRANDVAL

 
Ajouter un commentaire