Actualités - billets d'humeur

  • Un refus inacceptable de scolarisation d’enfants ROMs

    Depuis plus de deux mois, une famille Rom vivant sur le terrain du Boulevard de la Porte des Alpes à Saint-Priest demande à inscrire leurs deux fillettes dans une école élémentaire de la ville, malheureusement en vain. En effet, malgré de nombreuses démarches et interpellations effectuées avec le soutien d’une association, dont la mission est d’accompagner les enfants vivant en habitat précaire vers la scolarisation, cette famille se heurte à un refus catégorique avec des arguments évoluant au cours du temps, le dernier étant la prochaine évacuation du terrain de ROMs. D’autres demandes d’inscription d’enfants sont également en attente de réponse !

    Il est évident que ces enfants ne peuvent pas attendre plus longtemps d’être scolarisés quand, en plus, on connaît les conditions inacceptables dans lesquelles ils vivent sur le terrain depuis plusieurs mois. Quelle que soit la situation de ces familles, le droit à l’éducation des enfants doit être respecté. C’est justement grâce à la scolarisation des enfants vivant dans la précarité, que l’accès à l’éducation leur permettra de sortir de cette précarité et favorisera leur intégration.

    Devant cette situation de refus, le Défenseur des Droits a été interpellé afin qu’il exige du Maire le respect de la loi.

     

    Christian Pichot

     

     

  • Une augmentation scandaleuse des tarifs municipaux

    Lors du dernier Conseil Municipal, la majorité a voté une augmentation massive des tarifs municipaux. Tous les services de la Ville subissent des augmentations, dans des proportions souvent considérables: +29% à la piscine, +13% à la médiathèque, +10% à l'arthotèque, +15% à l'éveil sportif...la liste est longue et les san-priots vont la subir depuis la maternelle jusqu'au cimetière!

    Concernant les écoles, la note va être particulièrement salée avec des augmentations pour la restauration scolaire de 25% pour les revenus les plus hauts et de 50% pour les revenus les plus bas!! avec le périscolaire cela représente plusieurs centaines d'euros par an de surcout aux familles. Cette mesure est injuste, inutile et dangereuse.

    Injuste car elle tape le plus fort sur les revenus les plus faibles. Pour les familles ce sont des augmentations cumulées entre l'école, le sport et la culture!! on vous promet de ne pas augmenter les impots mais le prélèvement est encore plus douloureux!

    Inutile car si cette hausse va peser lourdement sur le budget des ménages elle ne va représenter qu'une part peu importante du budget de la Ville. La municipalité cherche à nous faire croire qu'elle est "obligée" d'augmenter ces tarifs pour compenser ce que l'Etat de lui donne plus. Mais ce sont avant tout des choix politiques qui nécéssitent cette entrée d'argent. Ainsi, les usagers des services municipaux vont ils financer le surcout lié à l'augmentation d'effectifs de la police municipale?

    Enfin, cette augmentation est dangereuse, en particulier pour le maintien des équilibres sociaux, fragiles dans les écoles. En effet, lorsque les "hauts revenus" auront désertés l'école publique devenue pour eux plus chère que l'école privée, que restera t'il de la solidarité permettant aux familles les plus modestes de mettre leurs enfants à la cantine par exemple? lorsque les plus modestes retireront leurs enfants de la cantine pour des questions de coûts, comment sera assuré le bien-être de ces enfants?

    Tout le monde est perdant avec de telles mesures qui visent le court terme.C'est pourquoi nous nous associons aux très nombreux san-priots qui réclament l'annulation de cette augmentation scandaleuse.

    Pour vous informer sur tous les détails de ces augmentations nous soutenons le site: https://www.facebook.com/pages/St-Priest-STOP-%C3%A0-lAugmentation-des-tarifs-municipauxcantinespiscine-etc/894699990589981

    Vous y trouverez:

    - les augmentations qui ont été votées

    - un simulateur pour estimer le surcout engendré sur les frais scolaires

    - un moyen d'agir en écrivant votre désaccord au maire

    Gilles Grandval, Président

  • La délégation de service public du Scénario

    PERSPECTIVE s'est engagé dans la mobilisation contre la mise en délégation de service public (DSP) du cinéma municipal Le Scénario. Rappelons qu'une DSP consiste à confier la gestion d'un établissement public à une entité privé. Il s'agit d'une forme de privatisation dans la gestion.

    Si PERSPECTIVE se mobilise c'est pour que le cinéma municipal puisse continuer à remplir ses multiples rôles : accueil et partenariat avec les scolaires, offrir un accès aux films à un tarif peu élevé, permettre l’accès sur St Priest à des films art et essai autre que les blockbusters que l’on trouve partout... Confier la gestion du cinéma à un gestionnaire privée soulève des questions importantes:

    - Que va devenir le partenariat avec Est Ecran ?

    - Que vont devenir les missions vers les scolaires avec un gestionnaire privé qui aura nécessairement des objectifs de rentabilité prioritaires ?

    - Quelle va être l'évolution des tarifs?.

    Certes, le cinéma municipal coûte à la Ville et la stratégie de M Gascon est d'engager une DSP pour faire des économies, mais est-ce sur le cinéma qu’il faut chercher des économies? Le cinéma à St Priest est un service au public, un accès à une culture et cela a un cout. Mais est-ce qu'il faut confier au privé tout ce qui a un coup dans un budget municipal ? 

    La réponse est non bien sur! Et pourtant le cinéma ne rempli pas ses salles et la fréquentation, même si elle est en hausse, est insuffisante. Je ne me cache pas derrière cette réalité, pour autant, je refuse le choix entre le statu quo et la privatisation de la gestion du cinéma. La gestion d'un cinéma municipal est complexe mais elle peut être une réussite et la solution n'est pas systématiquement à rechercher dans une marchandisation du service public.

    Gilles Grandval

    Président de PERSPECTIVE

  • Réflexion globale...action locale

    Alors que la COP20 (Conférence des Parties) se tient à Lima et prépare les discussions capitales qui auront lieu sur la question de la lutte contre le changement climatique à Paris en 2015, on peut s'interroger sur les répercussions de ces grands évènements internationaux à l'échelle locale. La question climatique et l'urgence qu'il y a à réduire nos émissions de gaz à effet de serre est pourtant bien une question qui devrait être au centre des préoccupations d'une municipalité. Ce sujet touche en effet le quotidien d'une ville, tant il est vrai qu'il rejoint des préoccupations nombreuses:

    - la question énergétique: alors que l'énergie fossile ou électrique se raréfie, que son prix poursuivra inexorablement sa hausse (la baisse actuelle du prix du baril de pétrole ne doit pas faire croire à une stabilisation durable des prix). Le prix de l'énergie est d'ores et déjà un problème pour nos concitoyens les plus modestes et va devenir un enjeu pour la majorité d'entre nous, ainsi que pour nos collectivités, dans un avenir proche.

    - la question climatique: sommes-nous prêts à affronter des étés caniculaires comme 2003 de manière plus régulière? gérons-nous notre ressource en eau pour anticiper l'avenir? comment nous préparons nous à un climat qui évolue. Le changement climatique n'est plus une prédiction mais bien une réalité, nous devons nous y préparer.

    - la question sanitaire: la pollution liée à l'utilisation d'énergies fossiles (pétrole, gaz) dans nos chauffages, nos voitures, nos industries est à l'origine d'une pollution de l'air importante. Avec des axes routiers majeurs, Saint-Priest est particulièrement exposée à ces pollutions.

    - la question sociale: qui a du mal à payer ses factures d'énergie? qui vit dans des logements mal isolés car anciens et consommant plus d'énergie que nécessaire? toujours les moins favorisés de nos concitoyens.

    On le voit, les enjeux discutés à l'international ont une réalité bien vivante dans notre ville et dans nos vies. Il est nécéssaire pour une commune de s'emparer de ces questions, non pas par une belle couche de peinture verte sur le quotidien, mais bien en plaçant ces enjeux au coeur des décisions de manière à influer concrètement et fortement les projets: planification urbaine, transports, construction, rénovation, agriculture, aménagement de la ville... tous les champs sont concernés.

    Et pourtant, Saint-Priest n'a toujours pas de Plan Climat... de part son importance dans le Grand Lyon, cette situation doit être corrigée.

    Le chantier du Plan Local d'Urbanisme va, quant à lui, reprendre après la pause électorale. Il est important qu'il soit guidé par ces enjeux: aménager là où les transports en commun efficaces existent, rénover les passoires thermiques, fournir aux san-priots les moyens d'utiliser le train... mais cela passe aussi par les actions municipales de tous les jours. Nous saurons rappeler à la municipalité en place l'importance de ces enjeux dans tous les projets soumis à concertation.

    Gilles GRANDVAL

  • Quelles "perspectives" pour Saint-Priest?

    Après plus de 6 mois de mandat, la nouvelle municipalité a commencé à marquer de son empreinte la gestion de la ville et de ses projets. Que pouvons nous observer? au-delà des quelques projets annoncés et des nombreux revirements, ce qui saute aux yeux est l'absence de vision pour notre ville. Quel est le projet municipal? bien malin celui qui trouvera la réponse... l'impression générale est une gestion au coup par coup, remettant en cause des projets de la municipalité de gauche pour les remplacer (ou pas) par des projets de la municipalité de droite. Ce n'est pas à la hauteur des attentes des san-priots.

    Un exemple frappant est l'abandon du Parc Nelson Mandela tel qu'il avait été prévu. Cet abandon ne s'est réalisée que sur une justification purement comptable, sans laisser entrevoir le type d'espace que la municipalité souhaite aménager à la place. Un nouveau budget, 5 fois plus faible, est attribué à cet espace sans que l'ambition attendue pour ce secteur soit présentée; est-ce que le Parc Mandela deviendra un espace vert, une vaste pelouse, une friche...? les séances du Conseil Municipal n'ont apportées aucune réponse à ces questions.

    La vision d'ensemble et la perspective donnée à une politique est, quelque soit son échelle, un gage d'appropriation et de nature à rassurer les citoyens sur leur avenir. Savoir où l'on va et donner un cap est essentiel pour une commune aussi importante que Saint-Priest.

    Gilles Grandval

    Président

  • Déprogrammation au Théatre Théo Argence

    La municipalité de M. Gascon a décidé de déprogrammer plus de la moitié des œuvres prévues sur la prochaine saison du théâtre Théo Argence. Non pas que ces œuvres ne répondent pas aux exigences artistiques du lieu, mais simplement parce qu'elles ont été jugées trop « élitistes » par M le Maire et son équipe. Au delà du manque total de respect pour les artistes et la direction du théâtre pour lesquels des mois de travail, de collaboration et de projets sont balayés, c'est bien l'émergence des motivations politiques dans les choix culturels qui doit nous inquiéter.

    Défenseur d'une culture de qualité, accessible, populaire mais surtout libre, le groupe PERSPECTIVE, s'oppose de la manière la plus vive à ce que M Gascon puisse devenir le programmateur de la culture à Saint-Priest. Les subventions publiques allouées aux structures culturelles ne peuvent justifier une mise sous tutelle de leur ligne artistique. Nous pouvons raisonnablement nous inquiéter de la prochaine étape : M le Maire décidera t-il de la liste des livres qui doivent figurer à la médiathèque ou de la programmation du Scénario ?

    Ne mélangeons pas les rôles : la puissance publique doit soutenir le développement culturel, les élus choisis par la population doivent pouvoir veiller à l'accord entre l'offre culturelle et les attentes de la population mais certainement pas établir un programme au gré des idéologies et des influences politiques.

    Le groupe PERSPECTIVE attend donc que la majorité municipale puisse reprendre un dialogue constructif avec ses faiseurs de culture au bénéfice de l'ensemble des San-Priots et condamne de la manière la plus ferme toute tentative visant à imposer des choix idéologiques plutôt qu'artistiques dans la sélection des œuvres.

     

    Gilles GRANDVAL